
Il serait presque provocateur de considérer Cesc Fàbregas comme l’une des révélations de la saison en Espagne. Après tout, nous parlons ici d’un champion d’Europe et du Monde, qui a été l’un des têtes d’affiche de la Premier League anglaise pendant plusieurs années. Pourtant, il était difficile d'imaginer qu’il allait s’imposer aussi nettement dans l’entrejeu du FC Barcelone, qui est considéré à la quasi-unanimité comme le meilleur du monde.
Le talentueux milieu créatif est évidemment ravi d’enfiler la tunique blaugrana. Car à ses performances exceptionnelles, s’ajoute le plaisir de revenir dans son alma mater. Dans un entretien exclusif avecFIFA.com, Cesc Fàbregas nous parle de son retour au Barça, de l’imminente Coupe du Monde des Clubs de la FIFA et de bien d’autres choses encore...
Comment se passent les premiers mois depuis votre retour à Barcelone ?Je suis très à l’aise, très heureux, vraiment. Le fait de réussir un bon début de saison sur le plan individuel est une grosse source de motivation. C’est vrai que les gens du club m’aident beaucoup, surtout mes coéquipiers, que je connais depuis des années pour certains. En plus, les supporters sont géniaux avec moi, donc je n’ai pas à me plaindre.
Vous avez quitté le FC Barcelone en 2003, à l’âge de 16 ans. Le club a-t-il beaucoup changé depuis ?Par certains aspects, il a pas mal changé c’est vrai, mais pour d’autres choses, il reste le même. C’est un environnement très intime, ça ressemble à une famille. Ce qu’on vit ensemble au quotidien, c’est incroyable. On prend beaucoup de plaisir à l’entraînement et en match. Il faut savourer ces moments car une telle entente, c’est rare.
Vous attendiez-vous à de si bons débuts ?Franchement, oui, même si j’étais conscient que c’est très compliqué d’avoir sa place dans cette équipe. Je suis satisfait car à chaque fois que j’ai été apte, je me suis retrouvé sur le terrain. Au bout du compte, j’ai participé à pratiquement tous les matches.
Avez-vous le sentiment que votre polyvalence vous a aidé ? Vous avez occupé pratiquement tous les postes sur le terrain ! En affectionnez-vous un en particulier ?C’est vrai que j’ai été amené à jouer milieu axial, sur les deux côtés, attaquant, neuf et demi… J’ai dû m’adapter aux circonstances car j’ai toujours joué au milieu et c’est là que je me sens le mieux. Mais c’est clair que j’essaie d’être à la hauteur, peu importe où on me fait jouer. Dans ce système, je me sens très à l’aise partout.
Pensez-vous que l’expérience du football anglais a fait de vous un joueur plus complet ?Je ne sais pas si ça m’a rendu plus complet, mais ce qui est sûr, c’est que j’ai appris des choses. Ça m’a aidé à pratiquer un football plus physique, plus rapide et plus direct.
Pourtant, vous restez sur une dernière saison mitigée en Angleterre. Sentiez-vous que vous aviez fait votre temps en Angleterre ?À aucun moment, car je ne savais pas de quoi mon avenir serait fait. J’étais sous contrat avec Arsenal jusqu’à 2014 et je n’envisageais pas de partir. Certains diront que j’ai fait une mauvaise saison car j’ai peu joué et j’ai été souvent blessé. Mais je ne vois pas la chose comme ça : j’ai mis neuf buts et donné 20 passes décisives. C’est vrai que les blessures ne m’ont pas laissé tranquille. À chaque fois que je revenais bien, j’avais un nouveau pépin et je devais tout reprendre de zéro, mais j’avais la tête à 100% à Arsenal.
Vous avez également bien débuté la saison avec l’équipe d’Espagne. Pensez-vous que votre heure est venue de briller avec la Roja ?J’essaie de devenir plus important. Ça fait six ans que je suis en équipe nationale et je ne me suis jamais senti titulaire. J’ai eu quelques minutes par-ci par-là, mais c’est compliqué de montrer des choses en si peu de temps. Mais je ne me suis jamais plaint et je ne me plaindrai jamais. Je me tiendrai toujours à la disposition de l’entraîneur en cas de besoin.
Pour en revenir au club, vous approchez d’une période cruciale avec le match contre le Real Madrid, puis la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Sentez-vous la pression monter ?On est à Barcelone, ici, la victoire est obligatoire. C’est ce que les gens attendent, c’est une obligation et on doit réussir. C’est pareil au Real Madrid, à Milan, à Manchester, à la Juventus ou au Bayern. Dans les grands clubs, c’est comme ça et pas autrement.
Comment abordez-vous votre première Coupe du Monde des Clubs de la FIFA ?Avec beaucoup de plaisir, bien entendu. Je ne connais pas le Japon, je n’y ai jamais été. Il va falloir s’adapter car on sortira d’un match compliqué et on manquera de temps. C’est un long voyage, avec un gros décalage horaire. Mais comme je l’ai déjà dit, la priorité, c’est d’aller chercher le titre. On y va pour ça.
Avez-vous envie de découvrir le Japon ?Bien sûr, même si c’est compliqué car qu’on le veuille ou non, on y va pour jouer, pour travailler. On y va pour gagner un trophée. Le tourisme, on laisse ça à la famille ou aux amis qui nous accompagneront. On trouvera sûrement du monde pour ça. C'est le Japon quand même ! (rires)

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